| Crackdown 2 - Test complet |
| Écrit par Ludovic Toriniere | ||||
| Vendredi, 09 Juillet 2010 13:01 | ||||
Page 1 sur 2 Lorsque Real Time World a sorti le premier volet de Crackdown, on ne l’attendait pas vraiment mais l’engouement des joueurs n’a pas manqué à l’appel le rangeant dans la case des incontournables de la Xbox 360. Il était donc normal qu’un deuxième titre fasse son apparition à la différence que cette fois-ci c’est le studio Ruffian Games qui reprend la charge du développement. Bien sûr cette passation de pouvoir est loin d’être un détail et entraîne son lot de répercutions à quelques nuances près. Peut on dire maintenant que Crackdown 2 est un blockbuster ? On en est pas encore là.
Une ville de Pacific City pas tout à fait comme on l’avait laisséePour ceux qui aurait du mal à dépoussiérer leur souvenirs des évènements qui se sont déroulés dans le premier ou tout simplement ceux qui ne connaissent tout bonnement pas le titre, voici un bref récapitulatif. Pacific City est une mégapole constituée de plusieurs îles interconnectées dans lesquelles, le crime organisé sous l’égide de trois gangs, règne en maître. Afin de combattre la criminalité, une organisation appelée l’Agence crée l’Agent (ainsi la boucle est bouclée), un homme génétiquement modifié aux capacités physiques hors du commun. La crise est éradiquée par le surhomme et le jeu se termine sur les vraies intentions de l’Agence qui sont loin d’être chevaleresques. Alors qu’on s’attendait à un développement de l’intrigue initiale on assiste à une pause scénaristique voir à ce qui ressemblerait à un hors série. Les projets d’expansion mondial de l’Agence se voient enrailler par des attaques d’un groupe terroriste, la Cellule. De plus pour couronner le tout, un virus du nom de Freaks transforme la population en mutants difformes noctambules. Vous l’aurez compris, le Steve Austin de Pacific City doit ressortir de son placard afin de défroquer des terroristes et des mutants. Cette ambiance de conspiration qu’on aurait pu s’attendre à voir prendre forme, passe à la trappe pour déboucher sur une histoire sans saveur et présente pour réveiller nos plus bas instincts de boucher. Donc sans réelle surprise, la narration est tout bonnement inexistante car elle se résume à décimer la Cellule et les Freaks. Quant à la nature ou à la raison de leur existence, ce sera au joueur de le découvrir dans des bandes sonores explicatives éparpillées dans la ville.
Si le scénario tranche totalement, ce n’est pas vraiment le cas de la réalisation. Tout d’abord, la ville de Pacific City est restée la même au bâtiment près, à l’exception que les structures sont désormais dans un piteux état suites aux affres des combats incessants. S’ils n’étaient pas très abondants précédemment, il y avait des phases en intérieur or ici ce n’est plus le cas, on passe le plus clair de l’aventure à atteindre les toits, certes de plus en plus hauts mais très lassant à la longue. On peut dans une certaines nuances accepter ce manque d’originalité pour un souci du respect de l’univers mais là où on a moins de réserves, c’est à propos de l’aspect graphique qui a pris un sérieux coup de vieux. Outre des couleurs plus prononcées, on vraiment l’impression d’être en face de son prédécesseur. La où on peut prendre un peu d’air frais c’est le travail fait sur le héros principal notamment sur le changement d’apparence au fur et mesure qu’il gagnera en expérience.
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