| Alan Wake - Test complet |
| Écrit par Jean-luc Lobjois | |||||
| Mardi, 25 Mai 2010 18:48 | |||||
Page 1 sur 3 5 ans, c’est ce qu’il aura fallu à Remedy Software pour accoucher de leur nouveau bébé, à savoir Alan Wake. Une longue attente, très longue à tel point que l’on pensait avoir affaire à une nouvelle arlésienne, à l’image d’un certain Duke Nukem Forever. C’est cette année que le jeu se décide à sortir et fort d’une ambiance à la Stephen King, il compte bien faire frissonner les amateurs du genre sur Xbox 360. La question après tout ce temps que l’on se pose légitimement est : "est ce que cela valait le coup d’attendre ???" Réponse sans plus attendre dans ce test complet.
Alan Wake, un écrivain comme les autresA l’image de Max Payne, le nouveau jeu de Remedy se centre avant tout sur un personnage, à savoir le héros de l’intrigue. Le studio de développement a toujours eu le chic pour concevoir des acteurs forts dans leurs jeux vidéo, et c’est d’autant plus marquant pour Alan Wake, un écrivain qui comptait se ressourcer dans une petite bourgade baptisée Brights Falls. Alan a écrit de nombreux romans à succès et, comme beaucoup dans son métier, il doit faire face à une très grosse panne d’inspiration. Alors quand sa charmante femme Alice lui propose d’aller prendre un peu de vacances dans cette petite ville à l’apparence tranquille, il ne pouvait pas refuser. Tout commence très bien pour le jeune écrivain, mis à part ce cauchemar étrange qui ne manqua pas de le troubler. Il s’apprête alors à décompresser loin du public et de la médiatisation avec sa moitié mais les choses ne vont évidemment pas se passer comme il l’avait prévu. Sa vie va basculer quand Alice va mystérieusement disparaitre, dès leur première nuit dans le chalet du lac Cauldron… Pour ne rien gâcher, le pauvre homme se réveille quelques jours plus tard l’événement, dans sa voiture accidentée et, cerise sur le gâteau, il ne se rappelle plus de ce qu’il a bien pu faire pendant toute cette période. Et si tout ça n’était pas déjà assez difficile à avaler, il se rend vite compte que le cauchemar qu’il avait eu avant d’arriver à destination commence à devenir réalité… Les ombres guettent dans Brights Falls et commencent de prime abord par prendre possession des humains les rendant irrémédiablement très agressifs, mais aussi les objets qui se mettent à léviter et à attaquer notre pauvre diable.
Alan va alors devoir mettre à profit ce qu’il a appris dans ses songes. Il va devoir se servir de la lumière de sa lampe torche ou de tout autres objets capables d’en émettre une, pour se défaire de ses nouveaux opposants. C’est le début d’un long cauchemar d’une dizaine d’heures en compagnie d’un personnage qui n’a rien d’un héros à la base mais qui va devoir se dépasser pour survivre et avoir une chance de retrouver Alice. Inutile d’en dire davantage, car Alan Wake est un titre à mi-chemin entre le thriller psychologique et le jeu d’action dont le scénario et ses multiples rebondissements doivent être découvert en jouant et pas autrement. Sachez cependant que le soft est scénarisé à la manière d’une série TV, avec un élément pioché dans celles-ci et notamment le plutôt moyen Alone in The Dark, les previously. Au début de chaque épisode, on nous résume ce qui s’est passé auparavant, histoire de permettre aux joueurs qui ne sont pas des hardcore gamers de reprendre une partie en cours après avoir lâché le jeu un moment. Les épisodes sont construits de la même manière, ce sont des minis chapitres qui ont tous un thème et qui mettent en avant les personnages secondaires. En outre, on a également le droit à de nombreux flashback dans lesquelles nous pouvons jouer Alan Wake dans son ancien appartement à la grande ville, quand il commençait à devenir célèbre. Une idée reprise également des plus grands shows TV comme Lost et consorts, qui permet d’en apprendre davantage sur le personnage et ceux qui gravitent autour de lui, son manager notamment et bien entendu sa tendre Alice. On apprécie également beaucoup les longs monologues d’Alan qui parlent constamment comme s’il était dans un de ses romans. |

